Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Lundi 15 juin 2009 à 12:43
Au risque de paraître un peu prétentieux, nous ne relayons pas souvent nos parutions médias car elles découlent en général de notre actualité, que nous évoquons et commentons déjà ici. Toutefois, dans certain cas, cela fait du sens. Culture Pub, excellente émission culte et quasi-historique de Christian Blachas, dans son édition du jour, parle de la relation qu’entretiennent les marques avec les jeux vidéos et autres Univers Virtuels (qu’ils soient ou non déclarés comme tel).
Cette relation se caractérise bien sûr par l’introduction plus ou moins subtile de publicité dans les jeux vidéos, avec une excellent exemple autour du tennis ou du mastic, mais également sur la thématique de vente en ligne, c’est à dire de e-Commerce. Les jeux comme les Univers Virtuels deviennent alors des canaux de distribution innovants et alternatifs. Ainsi, les deux exemples les plus frappants sont ceux de Puma qui propose à la vente ses derniers modèles de chaussures ou d’accessoires dans le jeu vidéo Football Superstars… mais aussi RIL Shopping, la solution de vente de produits ou de services en ligne, que nous avons développé - en partenariat avec Sofinco - dans Second Life, l’Univers Virtuel édité par Linden Lab.
Merci à Xavier Martin pour ce très beau dossier et pour avoir eu la gentillesse de l’illustrer avec notre travail. C’est toujours une forme de reconnaissance qui a été droit au coeur de toute l’équipe qui travaille sur RIL Shopping, chez Sofinco comme chez Stonfield InWorld.
Puisque nous en sommes à parler de vente dans les mondes virtuels, sachez que RIL Shopping est actuellement sur l’établi de l’équipe de développement, à Oloron Sainte Marie. Nous avons suspendu les ventes le temps de faire évoluer la solution et de la rendre encore plus simple et efficace. Si nous tenons notre road-map, vous devriez voir sortir une version vraiment très puissante et quelques “invités surprise” vers la fin de l’année… mais nous aurons sans doute l’occasion de vous en reparler
En attendant, nous vous laissons avec ce film, tourné il y a quelques temps, pour présenter la solution RIL Shopping telle que nous l’avions déployée fin 2008 et début 2009.
Il a pour objectif de passer des accords de partenariat étroits avec les acteurs majeurs du marché du Services et des Univers Virtuels, un peu sur le modèle d’IBM et de ses Business Partners.
Ce programme va bénéficier à Linden Lab mais aussi aux quelques sociétés qui y ont été agrées, comme Stonfield InWorld.
De son coté, Linden Lab pourra ainsi proposer aux entreprises qui en font la demande des prestataires garantissant un certain niveau d’expertise et d’expérience, qu’ils auront préalablement validés suivant des critères qui leur sont propres.
De notre coté, c’est la possibilité d’accéder à des informations tenues confidentielles qui nous permettent d’aller bien plus loin sur le plan technique et en matière d’innovation… mais pas seulement. C’est également l’opportunité de partager une vision plus large et précise de la stratégie de Linden Lab (donc de l’avenir de Second Life) et ainsi, d’adapter notre propre road-map (au moins pour les parties qui utilisent la technologie de Linden Lab) en conséquence. Ce sera particulièrement utile pour les évolutions de notre solution Social Campus, sur lesquelles nous travaillons en ce moment et dont la partie univers virtuel est largement appuyée sur Second Life.
Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Mardi 26 mai 2009 à 16:44
Vous vous souvenez peut-être, il y a quelques mois, du cycle de conférences dans Second Life, qui avait été animé par Saint-Gobain Glass sur leur implantation dans l’Univers Virtuel. L’idée était de présenter ce que les vitrages technologiques pouvaient apporter en matière d’économies d’énergie, donc d’environnement.
En parallèle de ces conférences, il y avait un Quizz ludique qui récompensait chaque résident qui réussissait par un arbre virtuel (qui venait pousser aux abords du bâtiment) et qui allait devenir un arbre réel (qui serait planté ultérieurement au Liban). Une centaine de résidents ont réussi à trouver la bonne combinaison pour les Quizz, faisant pousser autant d’arbres virtuels sur l’île.
Et depuis, nous ne vous en avons plus parlé… jusqu’à aujourd’hui.
Nous sommes très heureux de vous annoncer que la plantation d’arbres est terminée depuis un mois et que les jeunes pousses se portent très bien (une visite de contrôle a été effectuée cette semaine).
Ces arbres ont été plantés à quelques encablures de Maifadoun, au Liban, sur un terrain qui a été mis à disposition pour cela par la municipalité, garantissant ainsi sa pérennité. Cette opération a été organisée sur le terrain par l’Association Arfiy qui s’est fait une spécialité des projets de reforestation, piloté par Stonfield Team Acting, notre propre association dédiée à ce type de projets.
Voir ce projet enfin terminé nous fait énormément plaisir, car nous le trouvions très positif dans son principe. Mais il y a un autre élément qui nous rend également assez fier d’avoir contribué à son aboutissement : Saint-Gobain Glass a finalement décidé de ne pas planter 3 arbres réels pour un arbre virtuel… mais 15 arbres réels !
Nous tenions, par cette note, à remercier Saint-Gobain Glass d’avoir accepté de sponsoriser un projet aussi positif, les équipes d’Arfiy et de Stonfield Team Acting pour avoir géré les aspects logistiques, l’équipe de “planteurs” à Mayfadoun pour avoir mis tous ces arbres en terre (avant les orages !) et surtout, les résidents de Second Life qui ont su répondre correctement au quizz, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible. Grâce à chacun d’entre eux, ce sont 15 arbres qui poussent maintenant en terre libanaise. Merci du fond du coeur !
Stéphane Soumier et son équipe nous ont contacté le jour même (leur niveau de veille est redoutable ), pour nous proposer de reprendre le sujet et de le clarifier dans une nouvelle interview.
Nous avons donc évoqué ce qui avait déjà été fait en matière de e-Commerce dans les Univers Virtuels, pour en expliquer tout l’intérêt, pour les distributeurs ou les marques. 4 minutes, c’est assez court pour tenter de donner vraiment des éléments de compréhension à des gens qui découvrent le sujet, mais c’est assez, je crois, pour démontrer que les Univers Virtuels sont autre chose que de simples jeux.
Je ne peux pas parler au nom de tous ceux qui s’étaient senti très concernés ou un peu frustré suite à la première interview, mais au moins, pour Stonfield InWorld, merci infiniment à vous et votre équipe pour avoir été aussi ouverts et réactifs.
Nous n’avons pas eu le temps d’aborder la partie e-Learning et travail collaboratif, qui est tout aussi passionnante et surtout, qui peut apporter tant aux entreprises. Je sais que le sujet vous intéresse et j’espère que nous aurons l’occasion d’échanger dessus, non pas forcément dans le cadre d’une interview qui doit s’adapter, de fait, à un timing très serré mais peut-être autour d’un café.
Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Vendredi 20 mars 2009 à 17:35
Nous avions pris l’habitude de ne pas poster ici de texte qui puisse être considéré comme hors de notre coeur de métier ; Il y a des blogs personnels pour cela. Toutefois, il arrive un moment où, devant un tel amas d’inepties, la lassitude s’installe… au point de devoir sortir un peu d’une ligne éditoriale -peut-être trop - Corporate.
A l’écoute donc de cette intervention, on apprend que les résidents sont tous la pour faire de l’argent (la communauté appréciera), que la plate-forme échappe à tout contrôle (Linden Lab appréciera) et que le e-Commerce pourra se développer peut-être un jour dans le successeur de Second Life (Et là, c’est la Communauté, Linden Lab, l’ensemble des acteurs du marché et bien-sûr, nous, qui pourront apprécier).
Depuis des mois, nous expérimentons avec Sofinco (mince, c’est une marque qui a dû oublier de partir !) une solution de e-Commerce dans Second Life qui donne des résultats remarquables, apportant une expérience en ligne d’une qualité inédite par le simple fait d’avoir remis des êtres humains au coeur de la relation commerciale. Nous avons ainsi proposé des ventes de vin, de vêtements, de chocolats, de voitures (!!), de produits High-Tech, de mobilier, etc… Tous ces produits ne sont pas virtuels mais bien réels, payés en ligne et livrés chez vous, comme dans tout modèle économique de e-Commerce.
Sur les premières opérations que nous avons réalisé, à la fois le taux de transformation et la taille du panier moyen étaient à des années lumières des standards. La raison en était simple : un vendeur était présent véritablement, pour aider, conseiller… et bien-sûr, vendre.
Nous avons ensuite changé le format, toujours dans une recherche de la meilleure approche, ce qui a dégradé les performances commerciales, mais renforcé l’attractivité du principe, appuyée sur la notion de Social Shopping. La dernière vente en date, en présence des commerçants, a eu lieu hier soir et la prochaine aura lieu Jeudi prochain… Notez que le dispositif est actif en permanence et vous pouvez donc aller faire votre shopping à tout moment, même si les commerçants ne sont pas présents.
La version que nous sortirons dans quelques temps va réunir le meilleur de tout ce que nous avons appris sur ces deux approches différentes pour proposer un dispositif fonctionnel, stable et abouti.
Bien-sûr, les chiffres d’affaires générés sont ridiculement bas en comparaison du Web, car oui, effectivement, l’audience Française dans Second Life n’a pas une taille suffisante pour être considérée comme un marché de masse. Toutefois, plus de 6000 résidents de Second Life ont créé un compte RIL Shopping, en connaissance de cause. Je crois que des magasins se montent, en France, dans des villes de “6000 habitants” et y sont rentables, pour peu qu’ils fassent leur métier de commerçant à savoir apporter des produits ou des services, des conseils, de la valeur… le tout à des tarifs normaux.
Pourquoi cela ne ferait-il pas de sens sur un territoire similaire, même numérique, alors que l’implantation d’un magasin doit coûter 10 fois moins cher que sur un territoire physique ?
Nous sommes une petite entreprise mais faisons d’énormes efforts pour évangéliser le marché, expliquer, convaincre… et les interventions “d’Experts en tout” viennent ruiner très régulièrement ces efforts, insultant et humiliant par la même occasion tous ceux qui travaillent dur pour faire avancer des projets innovants, que ce soit les équipes techniques de Stonfield InWorld ou de nos confrères, que ce soit tous les commerçants qui nous ont fait confiance en s’investissant dans RIL Shopping, bien-sûr, mais également nos clients Entreprises qui sont toujours impliqués et investis dans Second Life (contre l’avis des “Consultants”) tout comme l’ensemble des résidents, individuels ou en association, qui portent des projets de valeurs, culturels, politiques, caritatifs, artistiques, communautaires, sociaux… depuis des mois voir des années. Ces derniers le font sans le moindre espoir ni la moindre volonté de gagner un euro malgré une implication que d’autres considéreraient comme un job à temps plein.
Mon cher Stéphane,
J’adore votre émission parce que vous y êtes impertinent et ne vous laissez pas embarquer par vos invités, posant les questions que l’on se pose vraiment pour essayer d’aller au fond des choses. Je comprend que le sujet ne soit pas facile à aborder quand on est sur autant de fronts économiques que vous, mais j’ai bien peur, cette fois, que vous ayez pris quelques banalités affligeantes pour argent comptant.
Les “Experts en Tout” sont décidément très fatigants et… nuisibles.
A ceux qui parlent, nous préférons définitivement ceux qui font.